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Préparation de la plaque de zinc. Ici , la plaque de zinc est vernie en totalité. Elle est même vernie des deux côtés afin que l'acide n'attaque pas l'arrière de la plaque.

 

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La plaque est dans l'acide nitrique dilué avec de l'eau. La plaque est vernie par endroits, ce qui sert de réserve. L'acide mord là où il n'y a pas de vernis.

 

Pose de l'encre PAINT

Encrage de la plaque de zinc qui est prête pour l'impression. Cette opération se fait sur une plaque de marbre.

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Avec la tarlatane, on mélange les encres taille-douce avec un peu d'huile de lin

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L'on encre bien dans les tailles (qui sont en creux).

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Après encrage, l'on réessuie à la tarlatane propre puis au papier de journal ou d'annuaire téléphonique.

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Dernière étape : l'on paume avec la paume de la main et, éventuellement, du blanc de Meudon, pour éclaircir les espaces que l'on souhaite.

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L'on peut réaliser un deuxième passage au rouleau. Mais, l'on peut aussi faire un deuxième passage avec la poupée (tarlatane)

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L'on pose la plaque encrée sur la table de la presse taille-douce, Au préalable, l'on nettoie bien la plaque et l'on fait des repères pour poser le papier. Il ne faut pas oublier que dans toute estampe, tout est à l'envers....

 

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L'on cale bien le papier sur la plaque qui a été encrée

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La plaque est posée sur la table de la Presse. Le papier a été préalablement mouillé et pressé entre des buvards. Puis,, l'on pose les langes (tissu que l'on voit ici). Puis l'on réaliser l'impression en tournant le volant de la Presse....

 

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L'impression avec un seul passage ici....

Les différentes presses que j'utilise :  La Presse Taille-Douce et la Presse à épreuves pour la Typographie au plomb ou avec des caractères en bois. Impression à l'ancienne.

 

Atelier (3) PAINT Atelier PAINT

Caractères typo PAINT

 

Historique de l'Estampe

Généralités sur la gravure :

A l’époque de l’antiquité et au Moyen-Age, pour la décoration des étoffes on gravait le bois. L’impression sur papier se développe à la fin du XIVème siècle, lorsque le papier tend à se généraliser en Europe : images de dévotion, cartes à jouer.

Aux incunables xylographiques (ouvrage dans lequel image et texte sont gravés ensemble sur la même planche) succèdent les incunables typographiques (texte et image sont gravé séparément : image sur bois et texte avec caractères mobiles). Des monastères on passe aux imprimeurs.

Le burin : sorte de stylet qui entame directement la plaque de métal de même que la pointe sèche qui est aussi une taille directe. Wolgemut (1434-1519) graveur sur bois à Nuremberg puis Dürer (graveur, dessinateur et théoricien de l’art – 1471 – 1528)

La taille-douce : inciser le trait en creux dans une plaque à métal sur le burin, la pointe sèche ou l’acide (eau-forte)

Les précurseurs : M.Schongauer (1450-1491), le Maître des cartes à jouer, le Maître du livre de raison, Durer et le burin dans les Pays Germaniques, A.Pollaïulo et Mantegna en Italie. Eau-Forte (XVI et XVIIème s.) apparaît lorsque les damasquineurs arabes ont besoin de recouvrir à l’acide pour décorer leurs armes en fer : Le Parmesan en Italie, Callot en France, Rembrandt en Hollande

L’Aquatinte (2nde moitié du XVIIIème s.) avec Seghers puis Goya qui la vulgarisa : un dépôt de grains de résine, qui après cuisson et passage dans le bain d’acide, révèleront de multiples points noirs et blancs

L’Estampe est l’épreuve imprimée. Elle peut avoir été gravée sur bois, cuivre, pierre ou écran en soie.

L’eau-forte :

L’eau forte est une gravure en creux indirect : la matrice est creusée chimiquement. Le graveur dessine sur une plaque vernie à l’aide d’une pointe métallique qui met le métal à nu mais ne l’atteint pas. La plaque est plongée dans l’acide (d’où le nom d’eau-forte) le métal non protégé est mordu. L’artiste enlève le vernis, puis il encre sa plaque comme pour la gravure directe.

L’aquafortiste trace avec aisance et souplesse dans le vernis, à la manière d’un dessinateur, son trait est spontané. C’est « la gravure des peintres », elle ne nécessite pas de grandes connaissances techniques. La taille se caractérise par les bords légèrement irréguliers, dus à l’effervescence de l’acide. L’épaisseur du trait est modulée en fonction du calibre des pointes et du temps de morsure. L’eau-forte permet des effets très nuancée. Elle est souvent associée à l’aquatinte, à la pointe sèche, au burin.

L’Aquatinte :

Le graveur saupoudre la plaque de grains de résine, de manière plus ou moins dense. La plaque est ensuite chauffée, la résine adhère, puis les grains durcissent et forment autant de petits points résistants. Le métal est creusé à l’acide autour de ces grains. Il faut renouveler plusieurs fois l’opération et superposer les taches. Ce procédé est généralement associé à l’eau-forte, un vernis protégeant les parties non grainées. L’aquatinte permet d’obtenir des masses aux valeurs nuancées, à la manière d’un lavis. Les traits sont apportés par une autre technique.

 

Insertion de texte par des caractères en plomb :

La typographie que l’on retrouve dans les œuvres, est réalisée grâce à des caractères en plomb qui sont placés dans un composteur. Ensuite, placés dans la Presse à Épreuves ils sont encrés avant d’être imprimés. Le plus difficile consiste à placer des caractères à l’envers. L’invention de l’imprimerie est attribuée à Gutenberg qui, à Strasbourg, vers 1436, se servit le premier des caractères mobiles.

La fonderie, la typographie et l’imprimerie étaient confondues au départ. L’imprimerie fit son apparition à Paris dès 1470. A l’origine, on n’imprimait que les textes, laissant des réserves. Puis la gravure en taille d’épargne et la taille-douce ajoutent à la distinction que revêtent les productions du grand siècle et à la grâce des éditions du XVIIIème siècle.

La Xylographie Chinoise

Si l’on attribue l’invention de l’écriture aux Sumériens, il faut reconnaître la découverte de l’imprimerie aux chinois au travers de l’estampage, la xylographie et l’imprimerie à caractères mobiles.

Epris de culture et d’érudition, les chinois cherchèrent très tôt à assurer la diffusion de leur savoirs. Inventeurs de l’encre (2 500 avant notre ère) et du papier (IIIème siècle avant J.C), ils ne tardèrent pas à découvrir une première technique de copie de leurs documents, avec l’estampage. Cette dernière consiste à reproduire sur papier des motifs ou des textes gravés dans le bois, le bronze ou la pierre. Dans ce procédé, les caractères ou les décors sont gravés en creux à l’endroit et apparaissent blancs sur fond noir. D’une grande simplicité dans ces principes, l’estampage permet de reproduire des dessins ou des textes à l’infini, sans altérer pour autant la gravure originale.

Les chinois vont ensuite et assez logiquement découvrir la xylographie, une technique de gravure sur bois qui permet elle aussi, une reproduction fidèle à grande échelle. Dans ce procédé, le graveur cisèle le texte ou le décor en évidant le fond . Les caractères ou les motifs apparaissent alors en relief et inversés sur la matrice de bois, qui est ensuite encrée. Le papier y est appliqué en feuille à feuille, puis frotté à l’aide d’une brosse ou d’un tampon. Cette technique d’une grande simplicité de principes et de matériaux jouera pendant des siècles, un rôle considérable dans la vulgarisation des préceptes et contribuera à l’instruction des lettrés, des religieux et des étudiants.

La xylographie bénéficient de nombreux avantages. Elle permet d’imprimer des petites quantités au fur et à mesure de la demande. La gravure sur bois bien que nécessitant une grande dextérité peut être assurée par une main d’œuvre bon marché (artisans peu lettrés). Tant que l’usure des formes (matrices de bois) n’est pas importante, il n’y a pas de limites à l’impression d’ouvrages. L’investissement matériel est faible et ne nécessite aucun équipement lourd. Ainsi, les éditeurs vont trouver dans la xylographie un procédé idéal et peu coûteux, qui explique l’essor considérable et si particulier de l’édition privée chinoise. Cette technique ne fera son apparition en Europe qu’au XIVème siècle.

L’imprimerie à caractères mobiles qui découle de la xylographie dans ses principes verra le jour en Chine au début XIème siècle et ne sera réinventée en Occident que quatre siècle plus tard par Gutenberg. Cela dit du fait du nombre très important de caractères, elle ne sera que peu utilisée en Chine. En revanche, c’est l’occident qui donnera ces lettres de noblesse à l’imprimerie à caractères mobiles, avec la typographie et ses évolutions jusqu’à l’imprimerie moderne. Contrairement à l’occident, l’invention de l’imprimerie à caractère mobiles n’a pas entraînée en Chine, la disparition de la xylographie, qui va prédominer jusqu’au XIXème siècle et perdurer jusqu’au début du XXème siècle.

 

Caractères chinois 2

Caractères venus directement de Chine.

Caractères chinois 3

Caractères venus de Malaisie et plaque gravées venant de Chine